Les caustiques ou la maîtrise de la lumière

Laboratoire d’informatique graphique et géométrique LGGMark Pauly
RayformMark Pauly, Yuliy Schwartzburg, Romain Testuz


Les caustiques désignent l’enveloppe des rayons lumineux subissant une réflexion ou une réfraction sur une surface ou une courbe, à l’instar des motifs lumineux qui se dessinent lorsque la lumière traverse un verre d’eau ou au fond d’une piscine au soleil. Issue du Laboratoire d’informatique graphique et géométrique de Mark Pauly, la start-up Rayform est entièrement dédiée à l’application de technologies de calcul permettant de contrôler les caustiques. De fait, une fascination commune pour le comportement de la lumière en interaction avec les états de surface relie Pierre Soulages à ces chercheurs de l’EPFL.

Le laboratoire LGG et la start-up Rayform sont parvenus à maîtriser les motifs aléatoires produits par la lumière en utilisant une série d’algorithmes informatiques développés à l’EPFL. La start-up calcule et produit des surfaces de formes complexes qui dévient la lumière les traversant pour projeter des images très détaillées.

Mark Pauly et ses collègues proposent une installation comprenant quatre surfaces caustiques (des plaques de plexiglas sculptées avec haute précision), illustrant le rapport qu’entretiennent les Outrenoirs avec la lumière. Ces « tableaux » transparents révèlent leur contenu lorsque le public les éclaire à l’aide d’une lampe de poche.

  • Le premier dispositif révèle un Outrenoir sur la base de la numérisation effectuée par la start-up ARTMYN. Le tableau est ici représenté comme si une partie de sa matérialité lui avait été retirée, pour n’en laisser qu’une évocation lumineuse.
  • Le deuxième tient du paradoxe – l’éclairage d’un carré transparent projette un cercle noir – en questionnant la dualité absence/ présence de lumière dans notre perception du monde.
  • Le troisième représente un croquis de Léonard de Vinci, à la fois peintre et homme de science, qui fut l’un des pionniers de l’exploration du rapport entre lumière et matière. Le dessin illustre la réflexion de la lumière sur un miroir concave (Codex Arundel MS 263, 1478-1518, British Library, Londres, folio 86 verso).
  • Le dernier dispositif, auto-éclairé et en rotation, signale l’importance du point de vue dans la perception d’un Outrenoir.

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